Etude médicale sur les dangers du sport

18/08/2017

Une étude médicale sérieuse sur le sport qui évoque en quelques liges les bienfaits du sport, développe en revanche davantage la question des risques qui y sont associés, des blessures au dopage en passant par le risque de dépendance et d'anorexie chez la femme.

Un tableau chiffré avance que dans un petit pays comme la Suisse (origine de l'étude), peuplé de 7,39 millions d'habitants, on a dénombré entre 2000 et 2004 quelques 295 800 blessures causées par le sport entre 2000 et 2004, soit une moyenne de près de 74 000 blessures par an, soit plus d'un accident sportif annuel pour 100 habitants. Cette étude ne prend pas en compte, les autres consultations pour cause de dopage, anorexie ou troubles psychologiques liés au sport. Notons qu'à partir du moment où les universités se sont attachées à créer des spécialisations à la médecine du sport, ou à la psychologie du sport... c'est bien parce qu'il s'agit à n'en pas douter de pratiques dont le risque est suffisamment élevé!

Si l'on extrapole ces chiffres à la population française qui s'élève à 68 millions d'habitants, par une basique règle de trois, c'est une moyenne de plus de 680 000 blessures sportives qu'il faudrait dénombrer en France chaque année. Si l'on considère le prix de la consultation de médecine générale à 25 euros, c'est un coût minimal de 17 millions d'euros  consultations médicales de premère intention que ces blessures occasionnent à la société.

Or... Quand on sait que dans bien des cas, ce type de blessures peut nécessiter des examen d'imagerie médicale (fractures, luxations etc... une moyenne de 80 euros le cliché), de chirurgie (plus difficile à estimer), de rééducation, de consultations spécialisées (deux fois plus élevées en moyenne que la consultation de généraliste), sans parler des conséquences lourdes des blessures sportives débouchant sur un handicap permanent, une estimation des coûts réels des frais médicaux annuels infligés à notre société deviendrait très vite abyssal. Et je le rappelle, c'est sans compter sur les autres risques médico-psychologiques liés au sport et au dopage qui demandent des suivis spécialisés très coûteux et sur de longues périodes!

Quand prendra-t-on réellement la peine de chiffrer le coût médico-social effroyable des pratiques sportives?

Mais comme les lobbies des médias, du monde publicitaires et de l'industrie du sport veillent au grain, de telles études ne verront jamais le jour!